Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la protection des écosystèmes marins en Algérie. Le projet d’extension du récif artificiel de Bousfer, dans la wilaya d’Oran, a été officiellement validé dans le cadre d’un partenariat réunissant le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et l’association écologique marine Barbarous.
Cette nouvelle phase prévoit l’installation de 100 blocs supplémentaires, qui viendront renforcer la structure existante composée de 80 blocs immergés en 2025 lors de la première étape du projet.
Situé au large de Bousfer, le récif artificiel couvre actuellement une superficie d’environ 10 hectares. Conçu pour recréer un habitat favorable à la vie sous-marine, il offre des espaces de reproduction, de refuge et de développement à de nombreuses espèces de poissons et d’organismes marins.
Selon les responsables du projet, les premiers résultats observés sont particulièrement encourageants. Les suivis scientifiques réalisés sur le terrain ont mis en évidence une augmentation progressive de la biomasse marine, le retour de plusieurs espèces halieutiques ainsi qu’une amélioration notable de la biodiversité marine dans cette zone du littoral oranais.
Au-delà de son impact environnemental, cette initiative contribue également à soutenir une pêche plus durable, en favorisant la reconstitution naturelle des ressources marines.
Dans le cadre de cette extension, les membres de l’association Barbarous bénéficieront d’un programme de formation spécialisé consacré à la gestion et au suivi des récifs artificiels.
La première phase de cette formation se déroulera en Tunisie, où les participants approfondiront leurs connaissances techniques, scientifiques et environnementales liées à ce type d’infrastructures écologiques. Une seconde étape est prévue au Japon, afin de permettre un échange d’expériences avec des experts internationaux et de découvrir les meilleures pratiques en matière de gestion durable des écosystèmes marins.
Grâce à cette nouvelle extension, le récif artificiel de Bousfer pourrait devenir une référence nationale dans le domaine de la préservation du milieu marin. Les responsables du projet espèrent que cette expérience réussie servira de modèle pour d’autres régions du littoral algérien, contribuant ainsi à la protection de la biodiversité et au développement durable des activités de pêche.
À travers ce projet ambitieux, Oran confirme son engagement en faveur de la préservation de l’environnement marin et de la valorisation durable des ressources naturelles du littoral algérien.


